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Anglicismes et mots déconseillés

Bonjour,

Grammalecte indique l'emploi de pléonasmes. Est-il possible/envisageable de lui faire signaler l’emploi d'anglicismes tolérés ?

Il en est deux qui me sont insupportables (j'exagère)

Ampérage et voltage au lieu d'intensité et tension. après tout, on ne dit pas secondage newtonage (même si l'on dit bien minutage, tonnage, grammage, dans ces cas, le sens du mot n'est pas exactement, le sens de compter l'unité associée)
le 25 février 2015 à 10:25
Bonjour,

C’est bien sûr possible, mais Grammalecte ne va pas s’occuper de ça pour l’instant.

C’est un vaste problème, qui dépasse largement la question des anglicismes ou les exemples que vous citez. Le vocabulaire déconseillé, il y en a plein. Des gens qui déconseillent ceci ou cela, ça ne manque pas. Il y a beaucoup de prétendants au poste de gardien du vocabulaire correct (et j’en fais partie), avec des raisons plus ou moins soutenables. Et la plupart des gens s’en moquent et s’en moqueront quoi qu’on fasse. Or Grammalecte est pensé pour aider, pas pour blâmer ou dicter.

Par exemple, il est déconseillé d’employer le mot “césure” pour parler des coupures de mot. Pourquoi ? Aucune idée. Qui a déconseillé cela ? Pas la moindre idée. Je suis toujours stupéfait de voir que de tels conseils se propagent sans frein sans qu’on sache seulement la raison de ces conseils. Il est dit que c’est réservé à la poésie. Mais pourquoi serait-ce réservé à la poésie ? Ça sert aussi en musique et en biologie apparemment. Par ailleurs, “césure” se veut juste dire “coupure” et ça n’a aucun rapport spécifique avec la poésie. Pire, la césure poétique ne coupe rien du tout, contrairement à la césure typographique. Bref, on nage dans l’absurdité. Pour ma part, je trouve que “césure” est un terme bien plus court, élégant et commode que “coupure de mot” qui est une expression lourdingue, longue et parfaitement triviale. Heureusement, je ne suis pas le seul à le penser puisque la césure typographique a son entrée sur Wikipédia.

Autre exemple : Il y a quelques années, on a fini par ajouter les mots “décrédibiliser” et “décrédibilisation” au dictionnaire. J’étais plutôt opposé à ça, mais finalement on a entériné l’usage. Le français possédait pourtant déjà deux mots qui signifiaient la même chose (et qui, en plus, sont plus courts) : “discréditer” et “discrédit”. (www.dicollecte.org…)

Je ne suis pas physicien et mes connaissances en électricité sont enterrées sous un immense tas d’autres choses. Mais je constate que “ampérage” et “voltage” sont connus des dictionnaires, qu’une polémique sur ce sujet a déjà eu lieu sur Wikipédia (fr.wikipedia.org…). Bref, c’est un sujet discutable.

Par ailleurs, “ampérage” n’est pas un anglicisme. Ampère est le nom d’un physicien français, et -age est un suffixe dérivé du latin apparu en France qui a ensuite été repris par les Anglais. “Ampérage” est donc un gallicisme! :)

Suffix -age. Origin: from Old French, based on Latin -aticum, neuter form of the adjectival ending -aticus.



Enfin, analyser tous les mots pour signaler quelques-uns, c’est un peu trop coûteux en ressources à mon goût.

Pour tout dire, je ne suis pas très féru des règles de style, et c’est pourquoi il y en a très peu dans Grammalecte. Les règles sur les pléonasmes, j’ai failli les effacer presque toutes, puis je me suis souvenu qu’il était possible de désactiver l’option. En fait, je les ai ajoutées au commencement de Grammalecte, parce qu’elles étaient faciles à faire et ça me donnait l’impression d’avancer plus vite. Mais c’est tout. Je ne suis pas convaincu de l’efficacité de ce genre de choses. Le style, ça s’examine de manière globale.

Ajout : www.lemonde.fr…
le 07 mars 2015 à 15:10
Pas de problème, je propose, le chef dispose ;o
le 07 mars 2015 à 16:31
Mes excuses pour avoir mis si longtemps à répondre. Ma première réponse, le jour même, était une grosse tartine bien longue, mais je l’ai perdue à cause d’une fausse manip. J’ai mis du temps à retrouver la motivation. :/
le 07 mars 2015 à 18:09
En fait, si j'ai fait cette proposition c'est que j'utilise régulièrement Antidote, qui corrige ce genre de faute. Le mot fautif est souligné de manière différente et en info, on explique ce qui ne va pas. Cela me permet de progresser et de me rendre compte de mes erreurs, d'abus de langage, de formes fautives.

Au final... Oups... Finalement, je comprends tout à fait les problèmes de performance, Grammalecte n'a pas non plus vocation à devenir un clone d'Antidote.

J'apprécie cependant la signalisation des pléonasmes de Grammalecte.

Le niveau des étudiants en grammaire, vocabulaire et orthographe est en chute libre, un outil comme Grammalecte est une aide précieuse, pour éviter de rendre des rapports bourrés de fautes diverses.

Merci pour le lien vers la polémique ampérage-voltage. Notons qu'Antidote refuse carrément ampérage et accepte sans sourciller voltage.
le 08 mars 2015 à 23:49
Non, ce n’est pas demain la veille que Grammalecte sera un clone d’Antidote ou de Cordial. Pas les mêmes moyens. :)

Mais si vous utilisez Antidote, quel intérêt trouvez-vous à Grammalecte ?

Pour ma part, les nouveaux tics de langages m’irritent parfois, mais je ne suis pas un rigoriste. Si j’écrivais sur l’électricité, je serais peut-être de ceux qui utilisent ampérage, par pragmatisme. C’est bien plus rapide d’écrire “ampérage” que “intensité d’un courant électrique”. Certes, on peut juste écrire “intensité”, mais je trouve “ampérage” plus explicite.
J’ai le sentiment que dès qu’un mot est soupçonné de venir du monde anglophone, ça irrite, c’est forcément mal. Qu’un mot vienne d’ailleurs, tout le monde s’en moque complètement, mais si ça vient du monde anglophone, alors ça coince. Mais si les anglophones peuvent utiliser ces mots, pourquoi pas nous ? Surtout qu’ampérage est à mes yeux un gallicisme. Bref, je ne comprends pas vraiment certaines réticences.
Ce qui m’irrite, c’est que la focalisation sur les anglicismes masque que les francophones n’ont pas besoin de l’anglais pour enlaidir leur langue. Pourquoi “décrédibiliser” (6 syllabes) au lieu de “discréditer” (4 syllabes) ? Pourquoi “s’autocorriger (soi-même)” au lieu de “se corriger” ? Pourquoi “au jour d’aujourd’hui” ? Bref, cette tendance à rallonger la langue inutilement m’étonne et me fâche parfois.
le 09 mars 2015 à 00:42
CE n'est pas l’anglicisme qui me gêne, dans voltage, c'est le fait qu'on ne demande pas "c'est quoi le barage ?" quand on demande la valeur d'une pression en bar, ni le newtonage d'une force, et encore moins des wattages, des joulages.

Il est vrai que l'on entend parfois parler de homage, d'une résistance, et même de wattage.

Je ne dis pas que la langue doit être statique, et encore moins que l'on doive refuser toute altération d'origine étrangère.

Il y a une grandeur et son unité. On ne demande pas quel est le secondage d'un événement, mais on demande sa durée. Même si parfois on parle de minutage (je pense qu'ici, on parle d'une action dont le déroulé des événements a été chronologiquement et précisément préparé).

Et ainsi, ne demande pas le voltage, mais la tension, l'ampérage mais l'intensité, etc. Cet impropriété ou abus de langage vient probablement du fait que certaines unités s’accordent plus facilement à l'ajout du suffixe age.

Si j'utilise Grammalecte, alors que je dispose d'Antidote, c'est pour plusieurs raisons.

La prise en compte des contenus scientifiques de Grammalecte est bien supérieure à Antidote
Le vocabulaire de Dicollecte est bien plus riche dans mon domaine que celui d'Antidote
Au lycée, mes élèves n'ont que Word ou LibreOffice avec Grammalecte et c'est surtout pour cela que je tente de contribuer à Grammalecte. Afin qu'ils disposent d'un outil leur permettant d'écrire leur rapport de projet avec les moins de fautes possibles
le 09 mars 2015 à 23:02
Oui, je vois. Les incohérences, ça a tendance à me fâcher aussi.

Il est étonnant qu’Antidote ait un vocabulaire moins riche dans votre domaine, attendu que leur base lexicale contient, de mémoire, environ 130 000 mots, tout comme Cordial, ce qui est très loin devant nous, avec nos 77 000 entrées. Je pensais qu’on était à la traîne sur tous les domaines.

Quoi qu’il en soit, merci pour votre contribution.
le 10 mars 2015 à 08:19
Je ne sais pas comment on peut appeler minutage, tonnage, grammage. Mais ils ne sont pas utilisés de la même façon qu'ampérage et voltage.

J'ai donné la définition de minutage, ce n'est pas le temps écoulé. tonnage n'est pas non plus le nombre de tonnes, mais le volume d'un bateau en tonneaux. Enfin, grammage n'est pas le nombre de grammes d'un papier mais sa masse surfacique g/m²

Anditode n'a pas les mots suivants humidistance, EEPROM, microprogrammée, prédiviseur, motoréducteur, motoventilateur, sinusoïdalement, Bézier, Dufay, Ferraris, Barlow, Karnaugh, Pétaouchnok, précoupure, collisionner, antiparasitage, Boucherot, Gtep, Mtep, tachymétrique, additionneuse, amorceuse, Kennelly, Norton, Thévenin, transconductance, optocoupleur, didactisation, décâbler, encliquetable, épongeable, démasquable, décorticable, phoniquement, hexapolaire, inverseuse, sectionnable, surnoter, repréciser, diviseuse, désembouage, prérégulateur, surcouple, Broïda, débrochable, discrétiser.

En gras, ceux que j'utilise souvent (notion très subjective)
le 11 mars 2015 à 00:13

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