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Autres villes de pays francophones

Bonjour. Je suggère que la règle des 20 000 hab minimum qui s'applique aux villes belges, françaises, suisses et québécoises s'applique beaucoup plus largement à tous les pays et quasi-pays dont une langue officielle est le français. Ceci concerne notamment tout le Canada : le français est une des langues officielles de tout le Canada, pas seulement du Québec, et, si l'on doit restreindre aux seuls territoires dont le français est la 1re langue, pourquoi ne pas faire la même chose avec la Suisse et la Belgique ? Ma proposition concerne aussi l'Union européenne, dont le français est une langue officielle. Quand je vois qu'Irun, ville frontière espagnole bien connue de beaucoup de Français, ou Pérouse, ville universitaire italienne datant du Moyen-Âge sont absentes du dictionnaire, je suis un peu perplexe. Depuis des années, les Français et Belges pouvons nous promener librement dans l'UE, ce qui augmente les occasions de parler de ses villes, mais leur orthographe n'est pas toujours facile pour un francophone. Ma proposition concerne aussi, et surtout, l'Afrique francophone. Une ville comme Majunga, qui avait, il n'y a pas si longtemps, un bureau consulaire français et dont le nom a été francisé (en malgache, on écrit "Mahajanga") est absente du dictionnaire.
Un autre critère d'inclusion me semble être la francisation du nom : quand une ville ou un territoire sont suffisamment connus des francophones pour que leurs noms aient été francisés et soient bien reconnus dans la langue, ça me parait suffire comme critère pour les inclure dans le dictionnaire. Exemples : Pavie, Karakorum.
Avec les mêmes critères ci-dessus, je suggère d'ajouter les gentilés correspondant, qui sont des noms communs et adjectifs, quand ces gentilés sont attestés. Par exemple, il y a bien "Épinay-sous-Sénart" dans le dictionnaire, mais pas "spinolien". Il y a "parisienne", mais pas "parisien" !

Cordialement.
le 29 octobre 2020 à 10:15
Bonjour,

Oui, en effet, le dictionnaire est lacunaire, surtout en ce qui concerne les noms propres, et à vrai dire, il le sera toujours, attendu qu’il existe une presque infinité de toponymes, prénoms, patronymes, produits, etc. Dans quelle mesure il restera lacunaire, c’est certes une question d’arbitrage, mais c’est aussi surtout une question de motivation des contributeurs…

Or, des contributeurs, s’il y en a eu il y a quelques années qui ont fait un travail remarquable, il n’y en a plus guère, si ce n’est de temps en temps des passants qui proposent quelques mots.
Or, gérer une base lexicale est un travail rébarbatif et très chronophage. Ça ne motive visiblement pas les foules. Même avec des millions d’utilisateurs, extrêmement peu de gens ont la volonté ou le désir de s’en mêler. À mon avis, s’il y a beaucoup moins de contributions, c’est aussi parce que le dictionnaire est devenu assez bon pour la plupart des gens.

À vrai dire, il ne reste plus guère que moi pour gérer tout ça. Mais pour ma part, à présent, je m’occupe surtout de correction grammaticale. Certes, cela signifie que je doive m’occuper encore du dictionnaire parce que les deux activités sont liées, mais ajouter des entrées est loin d’être ma principale activité, ni même mon principal souci. D’autant plus que j’ai permis aux utilisateurs de Grammalecte d’ajouter leurs propres entrées pour leurs propres usages.
Je travaille encore au dictionnaire quand je suis d’humeur ou lorsque je rencontre un texte où des noms propres importants ne sont pas reconnus. Autant dire que les améliorations se font donc un peu au hasard et pas selon une logique systématique. Je manque tout simplement de temps pour tout faire, et il n’y a presque plus de contributeurs pour suppléer.

Donc, abaisser les seuils, oui, pourquoi pas ? Mais à quoi ça sert si les entrées manquantes déjà permises ne sont pas dans le dictionnaire. Pas plus tard qu’il y a deux semaines, j’ai ajouté une trentaine de villes africaines de plusieurs centaines de milliers ou plusieurs millions d’habitants.
Étendre l’ampleur de l’acceptable est tout à fait envisageable, mais pas avant que tout ce qui est déjà acceptable soit déjà intégré. Est-ce le cas ? Non. Et à quoi ça sert d’accepter des petites villes africaines méconnues quand les grandes n’y sont pas déjà ?
Comme vous l’avez remarqué, il manque aussi souvent les gentilés. Encore une fois, manque de mains, manque de motivation.

Êtes-vous prêts à vous y consacrer ? Je peux même ajouter des listes faites avec votre éditeur de texte si elles sont cohérentes, c’est-à-dire correctement étiquetées ou, du moins triées, par catégorie (villes, gentilés, etc.).

Il y a "parisienne", mais pas "parisien" !


???
le 29 octobre 2020 à 11:26
Merci de votre réponse très rapide. Et merci surtout de votre super travail très utile. Je n'ai malheureusement pas de temps à consacrer régulièrement à Grammalecte. Les "dictionnaires" personnels créés par LibreOffice, comme vous savez, sont de simples listes de mots, non triés. Je suis un contributeur occasionnel d'Omegawiki (sous le nom de mon entreprise Fiable.biz), qui a un peu le même problème : manque de contributeurs, et un problème supplémentaire : les dirigeants, qui continuent à rêver, après une quinzaine d'années, d'être intégrés par la Wikimedia foundation (laquelle a dit "non" de façon nette) ne veulent pas monter une association propre (laquelle pourrait quémander quelques sous auprès de l'UE, de l'UNESCO ou de quelques gouvernements, par exemples). Je n'ai découvert Grammalecte qu'hier, comprenant qu'il remplace votre dico français que j'utilisais traditionnellement. Je pense que Grammalecte est mal référencé : il faudrait peut-être changer le titre de l'extension (par exemple "Grammalecte, dictionnaire et grammaire français") pour qu'on puisse le trouver tout de suite à partir de Thunderbird, Firefox etc.. Par exemple, sous Firefox, si je cherche "dictionnaire français" (ce que je faisais, typiquement), je tombe bien sur votre dictionnaire, utilisé par près de 251 000 utilisateurs de Firefox, mais pas sur Grammalecte, qui n'y est utilisé que par 12 000 personnes.
Je n'ai pas bien réfléchi à la question, et en plus, je ne sais pas comment fonctionne Grammalecte, notamment les inflexions : sont-elles produites à la volée, ou stockées quelque part ? Mais j'ai l'impression qu'il y aurait moyen de gagner en efficacité dans le travail sur la langue française opensource. Par exemple en ayant une base de données commune avec Omegawiki, en développant les inflexions dans Omegawiki en utilisant le code de Grammalecte, en intégrant à Omegawiki les champs dont vous avez besoin, pour une insertion automatique des mots français d'Omegawiki dans le dico de Grammalecte, ou encore en ayant une structure associative commune qui soit capable de "vendre" le travail aux ministères de l'éducation et de la culture pour leur demander des sous. La cheville ouvrière d'Omegawiki est un Français de pseudonyme "Kip". En tout cas, une chose me parait claire : les programmeurs libres êtes beaucoup plus rares que les gens qui remplissons les bases de données, et celle de Grammalecte, comme vous l'écrivez, est tout-à-fait acceptable : donc, sauf cas grave, je vous suggère de passer votre temps au code, en effet, pas au remplissage. Il y a aussi beaucoup de gens qui travaillent à des traductions automatiques opensource, et qui doivent probablement faire aussi un travail similaire à celui de Grammalecte, dans leur coin. Peut-être des coopérations seraient-elles possibles.
Cordialement.
le 29 octobre 2020 à 12:53
Des lexiques plus ou moins complets, il en existe un paquet, mais ils sont remplis de tout et de n’importe quoi, voire d’erreurs grossières, parce beaucoup sont constitués automatiquement avec d’autres listes amalgamées à l’arrache probablement.

À l’origine, ce dictionnaire est conçu pour Hunspell, le correcteur orthographique libre utilisé par presque tous les logiciels libres. Et c’est toujours le cas.
Puis je m’en suis servi pour concevoir le lexique de Grammalecte.
Dans Hunspell, seuls les lemmes sont listés, mais dans Grammalecte le lexique (une conversion du dictionnaire pour Hunspell), toutes les entrées sont générées puis compactées dans un dictionnaire binaire indexable.

Je ne sais pas trop quoi penser des chiffres de Firefox, je suis passé de 40000 à 12000 depuis leur nouvelle méthode de comptage. Je ne sais pas du tout ce que ça implique.
le 29 octobre 2020 à 14:29
Dans Libreoffice, quand on fait un clique-droit sur un mot souligné en rouge, il est proposé de l'ajouter au dictionnaire personnel, ce que je fais assez souvent, du coup, le problème disparait et je n'y pense plus. Une idée sera que l'extension Grammalecte propose, dans le même menu contextuel, de faire une proposition d'ajout du mot dans Grammalecte.
le 30 octobre 2020 à 15:59
Oui, en effet, c’est une bonne idée.
le 30 octobre 2020 à 16:37

À mon avis, s’il y a beaucoup moins de contributions, c’est aussi parce que le dictionnaire est devenu assez bon pour la plupart des gens.


Je confirme au moins pour ma part et pour mon usage de Grammalecte. Hormis les toponymes que l’on peut trouver à la pelle, les rares fois ou je tombe sur les mots inconnus du dictionnaire ce sont des anglicismes ou des noms de marques qui n’ont rien à faire là-dedans.
le 03 novembre 2020 à 15:19

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